Les acouphènes

La thérapie Hipérion est une forme innovante de thérapie par inhibition latérale qui consiste à supprimer la stimulation des aires auditives acouphéniques. Cette approche a pour but de stimuler acoustiquement toutes les régions du cortex auditif sauf celles correspondantes aux acouphènes. Les neurones adjacents à ceux des régions acouphéniques auraient un effet positif sur la réduction de l'activité de ces derniers. Il s'agit d'une approche alternative à celle de l'amplification sonore (typique des TRT, ou des aides auditives) pour masquer la gêne du à l'acouphène.

Quelques unes des études qui ont mis en évidence l’efficacité du traitement par inhibition latérale :
Tinnitus: the dark side of the auditory cortex plasticity, 2012 New York Academy of Sciences

Listening to tailor-made notched music reduces tinnitus loudness and tinnitus-related auditory cortex activity, Epub 2009 Dec 28

Impact of Spectral Notch Width on Neurophysiological Plasticity and Clinical Effectiveness of the Tailor-Made Notched Music Training, eCollection 2015

Le but du traitement est d'apporter un soulagement à la sphère émotionnelle et éviter les interférences neurovégétatives négatives comme par exemple le sommeil. L'approche Hipérion propose, de plus, des neuromodulations par des mouvements acoustiques entraînant une stimulation vagale non invasive. Ceci permet la réduction de la dimension invalidante des acouphènes grâce à la prise en considération des facteurs émotionnels.

Stress et acouphènes

Le traitement cérébral du son ne se limite pas aux centres auditifs. Par exemple, la détresse occasionnée par les acouphènes active le circuit du stress. A son tour, le circuit du stress active diverses régions du cerveau et interfère sur l'organisme. Il se crée alors une boucle délètère avec des réactions neurovégétatives et émotionnelles de stress.

Le but du traitement est à la fois de désensibiliser les régions non auditives responsables de la gêne liée à l'acouphène, et de baisser l'alèrte et l'attention portées aux acouphènes. Ceci permet d'en réduire la présence dans le champ conscient. Mais aussi de réduire son intensité et d'en surmonter les désagréments.

Dans la vidéo ci-dessous, Audrey Maudoux, PhD, explique les dynamiques des mécanismes attentionnels liés aux acouphènes.